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“ Le Seigneur est proche ”

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Lundi 16 janvier 2017

Élisée retourna à Guilgal. Or il y avait une famine dans le pays. Et les fils des prophètes étaient assis devant lui.

2 Rois 4. 38

Élisée dans une période de famine (2)

Dans ce temps de danger et d'épreuve, l'arrivée d'Élisée à Guilgal a été un très grand réconfort. L'épreuve a pour effet de rassembler et d'unir les croyants. Dans les premières périodes de la chrétienté, quand la persécution sévissait, l'Église était une. Mais lorsqu'elle a prospéré et s'est accrue en nombre dans le monde, il y a eu désunion et division. Et il en a toujours été ainsi depuis lors. Nous en sommes venus à attacher une telle importance à nos points de vue particuliers sur des questions secondaires que nous les retenons d'une mauvaise manière, en les mettant constamment en avant. Il en résulte que nous repoussons nos frères dans la foi plutôt que de les attirer.

Il en est autrement dans les temps de persécutions et d'épreuves. Quand l'orage éclate sur la montagne et que les éclairs sillonnent le ciel, le troupeau dispersé se rassemble dans un endroit abrité, les brebis se serrent l'une contre l'autre, et se protègent les unes les autres. Alors, celles qui s'étaient le plus éloignées sont les premières à rejoindre le troupeau. Lorsque l'orage approche, il est bien consolant de constater que nous n'affirmons plus, devant le danger commun et dans le besoin commun: “Moi, je suis de Paul; moi, d'Apollos; moi, de Céphas; et moi, de Christ” (1 Corinthiens 1. 12), mais nous regardons tous vers le Seigneur, et nous nous réjouissons d'avoir retrouvé la communion.

Les temps de trouble sont à la fois des temps qui séparent et des temps qui unissent – qui séparent de tous les éléments inutiles et mondains, et qui unissent les croyants les uns aux autres. Il n'y a plus lieu alors de rechercher la séparation ou l'union. Si quelqu'un prêche “Jésus Christ crucifié” (1 Corinthiens 2. 2), nous le reconnaîtrons et le recevrons comme un frère; s'il en est autrement, nous ne lui accorderons ni crédit ni confiance, quel que soit son nom et quelle que soit son autorité extérieure.

A. Edersheim